La nouvelle Assemblée nationale

La nouvelle Assemblée nationale
Découvrez la répartition de la nouvelle Assemblée nationale après le scrutin législatif des 10 et 17 juin.

# Posté le dimanche 24 juin 2007 13:48

Vague bleue en vue à l'Assemblée nationale

Vague bleue en vue à l'Assemblée nationale
Une vague bleue UMP s'annonce à l'Assemblée nationale après le premier tour des élections législatives, un scénario attendu qui accentue l'affaiblissement de la gauche et relègue le Mouvement démocrate de François Bayrou et le Front national à un score symbolique.

Au vu des projections pour la droite - 383 à 470 sièges -, le président Nicolas Sarkozy devrait disposer le 17 juin de la large majorité qu'il appelait de ses voeux pour mettre en oeuvre son programme de "rupture". Ce serait la première fois depuis 1978 qu'une majorité serait reconduite à l'Assemblée (46,7% pour la droite à l'époque).

Selon les estimations des instituts de sondage, la gauche, avec 36,4% à 38,9%, réalise un meilleur score en voix qu'aux législatives de 2002 (35%), mais la logique du scrutin uninominal à deux tours est sans appel pour le Parti socialiste et ses alliés, crédités de 69 à 185 sièges.

Organisé cinq semaines après le second tour de l'élection présidentielle, le scrutin a été marqué par une désaffection sans précédent de l'électorat depuis 1958 avec une abstention de 37% à 39,5%. Cette faible participation devrait limiter les triangulaires. La participation avait avoisiné les 85% lors de la présidentielle.

La gauche a lancé un appel à la mobilisation pour le 17 juin afin de limiter les dégâts, l'oeil rivé sur la centaine de circonscriptions où l'écart droite-gauche est inférieur sur le papier à cinq points.

Comme la présidentielle l'avait préfiguré, les législatives confirment un retour de la bipolarisation droite-gauche au détriment des formations minoritaires.

CONTRE-PERFORMANCE DU MODEM

Le centre ne peut prétendre au statut de troisième force, écartelé entre le Nouveau Centre des ex-UDF ralliés à Nicolas Sarkozy, qui tirent leur épingle du jeu, et le MoDem de François Bayrou, qui n'a pu capitaliser sur son score du premier tour de la présidentielle (18,6%).

Le Mouvement Démocrate dépasserait de peu les 7% avec des projections de zéro à quatre sièges.

Le scrutin confirme le recul du vote d'extrême droite, désormais majoritairement acquis à l'UMP. Le Front national oscille entre 4,5% et 5%, son plus mauvais score depuis son apparition sur l'échiquier politique dans les années 80.

Onze ministres avaient mis leur destin gouvernemental entre les mains des électeurs.

Le Premier ministre, François Fillon, a été élu dès le premier tour dans la 4e circonscription de la Sarthe avec 53,4% des inscrits (55% en 2002), selon le ministère de l'Intérieur.

Hervé Morin (Eure, 3e), Jean-Louis Borloo (Nord, 21e), Xavier Bertrand (Aisne, 2e), Dominique Bussereau (Charente-Maritime, 4e), Eric Woerth (Oise, 4e), Valérie Pécresse (Yvelines, 2e) sont aussi élus au premier tour.

Le ministre de l'Ecologie Alain Juppé, qui affrontait la partie la plus serrée dans la 2e circonscription de Gironde, est en ballottage favorable avec 43,73%. Christine Boutin, Roselyne Bachelot, Michèle Alliot-Marie sont également en ballottage favorable.

François Fillon, qui avait réuni à Matignon les représentants de la majorité et plusieurs membres du gouvernement, a appelé de ses voeux "une majorité pour agir", se projetant déjà dans l'après-second tour.

LE PEN PLACE SES ESPOIRS EN MARINE

"L'élan est là. Mais il ne peut être concrétisé qu'avec une majorité présidentielle large, cohérente et bien décidée d'aller de l'avant", a souligné le Premier ministre.

Le nouvel exécutif entend faire voter dès le mois de juillet, à la faveur d'une session parlementaire extraordinaire, son premier train de réformes : "paquet" fiscal, autonomie des universités, lois contre la multirécidive et la délinquance des mineurs, service minimum.

Le premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande, a lancé un appel à "tous les républicains" pour faire barrage à une droite "absolue".

L'ex-candidate socialiste à la présidentielle Ségolène Royal a exhorté ses électeurs, jeunes et classes populaires, à revenir vers les urnes "pour la République, la France, la justice sociale".

"Allons-y, mobilisons-nous, il nous reste encore quelques jours pour faire un beau vote", a lancé la secrétaire nationale du Parti communiste, Marie-George Buffet.

"Il y a une démoralisation électorale qui a joué", a jugé pour sa part le porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire, Olivier Besancenot, qui a invité à faire "barrage" à la droite.

Les Verts appellent à voter au second tour pour le candidat de gauche le mieux placé mais ne promettent pas de "désistement systématique".

"On n'arrivera pas réellement à empêcher une vague bleue, on peut en revanche empêcher un tsunami bleu", a dit Dominique Voynet.

François Bayrou a mis en garde contre "un déséquilibre terriblement marqué" à l'Assemblée que "la France regrettera".

Le président du MoDem est en ballottage favorable avec 24,56% des inscrits (37,25% des suffrages exprimés) dans la 2e circonscription des Pyrénées-Atlantiques, où les candidats UMP et PS sont en mesure de se maintenir au second tour.

Le député-maire socialiste d'Evry (Essonne) Manuel Valls a appelé les électeurs de François Bayrou à faire le choix de la diversité en votant à gauche au second tour.

Quant à Jean-Marie Le Pen, il a prédit que Nicolas Sarkozy "l'illusionniste" descendrait "de scène à un moment donné". Le dirigeant du FN place ses espoirs dans sa fille Marine, deuxième dans la 14e circonscription du Pas-de-Calais derrière le candidat socialiste Albert Facon.

# Posté le dimanche 10 juin 2007 18:42

22,56% de participation à midi au 1er tour des législatives

22,56% de participation à midi au 1er tour des législatives
Les Français se sont rendus aux urnes dimanche pour élire les 577 députés de l'Assemblée nationale, un vote qui devrait donner sans surprise une large majorité à l'UMP et laisser la gauche sur le banc des figurants.

L'inconnue du scrutin ne résidait pas tant dans son issue - le président Nicolas Sarkozy, dans la foulée de son élection le 6 mai, semble assuré de disposer d'une majorité confortable pour appliquer son programme de réformes, accentuant ce que certains appellent "la présidentialisation du régime" - que dans la sévérité du score pour l'opposition, Parti socialiste en tête.

Environ 44 millions d'électeurs étaient invités à voter, à partir de 08h00 (06h00 GMT) et jusqu'à 18h00 ou 20h00 dans 65.000 bureaux de vote, pour départager 7.640 candidats, dont 41,6% de femmes. Le second tour aura lieu dimanche prochain.

A midi, le taux de participation en métropole était de 22,56%, supérieur de près de trois points à celui enregistré en 2002 à la même heure (19,7%) et proche de ceux des élections de 1997, 1993 et 1988.

La participation était en revanche nettement en baisse par rapport à celle de l'élection présidentielle, qui avait été forte et atteint 31,21% à midi au premier tour le 22 avril et 34,11% au second tour le 6 mai. L'abstention est généralement plus élevée aux législatives qu'à l'élection présidentielle.

Outre-mer, qui inclut 22 circonscriptions, le premier tour a eu lieu samedi aux Antilles, en Guyane et, au large de Terre-Neuve, à Saint-Pierre-et-Miquelon. Les premiers Français à avoir voté sont les Polynésiens, le 2 juin. Le scrutin y a été avancé d'une semaine, l'étendue du territoire de l'archipel du Pacifique Sud obligeant à allonger l'entre-deux tours afin de distribuer le matériel électoral à temps dans les 118 îles.

VAGUE BLEUE

Fait inédit dans l'histoire de la Ve République, la gauche est partie d'emblée battue dans la campagne après la défaite de sa candidate Ségolène Royal à la présidentielle, appelant à "un vote humanitaire" selon l'expression d'un politologue, pour éviter une réédition de la débâcle de 1993, lorsqu'elle sauva, hors Parti communiste, 67 députés.

Au PS, dans la crainte d'une démobilisation de l'électorat face à la stratégie d'ouverture du chef de l'Etat, on a appelé à la résistance contre un "Etat UMP" hégémonique en se projetant dans un "après" tout aussi douloureux - la rénovation du parti.

Les sondages d'opinion créditent la droite (UMP, ralliés de l'UDF et divers droite) de plus de 40% des intentions de vote, la gauche (PS, PRG, MRG) de près de 30%, le Mouvement démocrate (MoDem) de François Bayrou de 10%, le Front national de 5%, le Parti communiste d'environ 4%, l'extrême gauche de 3% à 4%.

Les projections - scrutin majoritaire à deux tours oblige - donnent une "vague bleue" avec plus de 400 sièges pour l'UMP, de 110 à 158 au PS-PRG-MRG, 21 à 24 députés au Nouveau Centre, un à six sièges au MoDem, cinq à dix sièges au PCF, deux maximum aux Verts, qui n'ont pas scellé d'alliance électorale avec le PS.

Dans l'assemblée sortante, l'UMP dispose de 362 députés (plus six divers droite), le Parti socialiste de 142 élus, l'UDF de 29 représentants, le PCF de 22 élus et les Verts de trois.

Le 6 mai, Nicolas Sarkozy est arrivé en tête dans 372 circonscriptions. La gauche place ses espoirs dans l'Ouest, où Ségolène Royal - qui ne se représente pas dans les Deux-Sèvres - a réalisé ses meilleurs scores, mais s'attend à de fortes difficultés dans ses bastions historiques de l'Est et du Nord-Pas-de-Calais, où la droite a le vent en poupe depuis 2002.

Le retour en force du bipartisme observé à la faveur de l'élection présidentielle devrait se confirmer, même si une troisième entité centriste, écartelée entre les transfuges UDF du Nouveau Centre (84 candidats) et le MoDem de François Bayrou (535 candidats), devrait surnager.

L'équation sans appel relance le débat sur le mode de scrutin et la réintroduction d'une dose de proportionnelle - souhaitée par Ségolène Royal et François Bayrou durant la campagne et appuyée par Nicolas Sarkozy - pour améliorer la représentativité du spectre politique français. Afin de figurer au second tour, un candidat doit rassembler 12,5% des inscrits.

ENJEU FINANCIER

François Bayrou, qui joue son avenir personnel en prévision de la présidentielle de 2012 après ses 18,6% du 22 avril, peut escompter un score de 9% à 10% qui, de l'avis des politologues, serait une performance pour une formation naissante.

Le Parti communiste, exsangue après le camouflet infligé à Marie-George Buffet le 22 avril (1,93%), n'est pas assuré de conserver un groupe à l'Assemblée (au moins vingt députés).

Quant au Front national, il ne paraît guère en mesure de reconquérir un électorat désormais largement acquis à Nicolas Sarkozy et de semer le trouble dans d'improbables triangulaires (75 en 1997, 33 en 2002).

Au-delà du rapport de forces politiques, l'enjeu des législatives est financier et pourrait déterminer la survie du PCF et du FN. La loi du 11 mars 1988 indexe le financement public des partis sur les résultats aux élections législatives.

Ainsi, dans l'imbroglio centriste, l'ex-UDF Hervé Morin a-t-il enrôlé épouse, membres de sa famille, attachée de presse, chauffeur, pour étoffer la liste des candidatures du Nouveau Centre et faire bénéficier sa formation du financement public équivalent à 1,63 euro par voix.

Le ministre de la Défense brigue un troisième mandat dans l'Eure, imité par dix membres du gouvernement, dont le Premier ministre François Fillon, candidat dans la Sarthe, qui a fait campagne contre la gauche avec une férocité inusitée et prévenu que tout ministre battu serait contraint de démissionner.

Sont également en lice : Michèle Alliot-Marie (Pyrénées-Atlantiques), Roselyne Bachelot (Maine-et-Loire), Xavier Bertrand (Aisne), Jean-Louis Borloo (Nord), Christine Boutin (Yvelines), Dominique Bussereau (Charente-Maritime), Valérie Pécresse (Yvelines), Eric Woerth (Oise).

Enfin, Alain Juppé est candidat en Gironde. Seul le maire de Bordeaux paraît en position délicate : Ségolène Royal est arrivée largement en tête dans sa circonscription - pourtant un bastion de la droite - le 6 mai avec 54,66% des voix.
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# Posté le dimanche 10 juin 2007 07:44

ELISONS LES CANDIDATS DE LA MAJORITE PRESIDENTIELLE !

ELISONS LES CANDIDATS DE LA MAJORITE PRESIDENTIELLE !
Le 10 juin 2007, votez et faites voter pour les candidats de l'UMP !

DONNONS UNE TRES LARGE MAJORITE A NICOLAS SARKOZY POUR QU'IL PUISSE APPLIQUER SON PROGRAMME !
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# Posté le dimanche 10 juin 2007 07:42

François Fillon prépare les réformes de l'après-législatives

François Fillon prépare les réformes de l'après-législatives
François Fillon multiplie les réunions de travail avec ses ministres pour préparer les grands dossiers de l'après-législatives, dont certains comme les franchises médicales ou l'autonomie des universités suscitent déjà la controverse.

Le Premier ministre a reçu successivement à Matignon Roselyne Bachelot (Santé, Jeunesse et Sports), Rachida Dati (Justice), Valérie Pécresse (Enseignement supérieur), Christine Boutin (Logement et Ville), Xavier Darcos (Education nationale) et Christine Albanel (Culture et Communication).



Eric Woerth (Budget, Comptes publics, Fonction publique) a clos la journée par un entretien d'une heure avec le chef du gouvernement. Il n'a fait aucun commentaire à sa sortie.

Mardi, François Fillon recevra Dominique Bussereau, secrétaire d'Etat chargé des Transports et Jean-Pierre Jouyet (Affaires européennes).

Des réunions médiatisées qui mettent en avant la volonté du nouvel exécutif de donner corps aux mots d'ordre volontariste et réformiste de la campagne présidentielle.

Première conviée dans le bureau du chef du gouvernement, Roselyne Bachelot, qui n'a pas fait de déclaration à l'issue de son entretien, a annoncé dimanche que les franchises médicales seraient inscrites dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2008, présenté par le gouvernement en septembre.

Nicolas Sarkozy s'est engagé à instaurer à partir de janvier 2008 une franchise médicale de 10 euros par an, non remboursable, sur les visites médicales, les examens biologiques, les achats de médicaments et l'hospitalisation.

Le gouvernement entend ainsi responsabiliser les patients en les associant à la réduction du déficit de l'assurance-maladie, qui se creuse. Roselyne Bachelot a précisé dimanche, au Grand Rendez-vous Europe-1/TV5 Monde/Le Parisien/Aujourd'hui en France, que le dérapage des dépenses portait sur environ deux milliards d'euros actuellement.

Selon un sondage CSA publié lundi dans Le Parisien/Aujourd'hui en France, 61% des Français sont hostiles au système des franchises médicales.

CONCERTATION

Rachida Dati pilote deux des principales réformes inscrites au programme de la session extraordinaire du Parlement, qui devrait s'achever à la mi-août : la création de peines plancher pour les multirécidivistes et la suppression de l'excuse de minorité pour les jeunes de 16 à 18 ans.

"Tout cela se fera avec de la concertation et dans le respect des principes constitutionnels", avait souligné dimanche la ministre de la Justice sur Canal+.

"Concertation". Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur, a assuré que ce serait le maître-mot du projet de loi sur l'autonomie des universités, dont le vote est prévu dès juillet.

"Nous ouvrons la concertation cette semaine de manière très très large", a-t-elle déclaré à l'issue de son entretien avec le Premier ministre, avec lequel elle "a mis au point les étapes" du processus. "Toutes les questions seront posées", a-t-elle dit.

L'idée est "que les universités puissent gérer librement leur patrimoine immobilier, recruter les enseignants qu'elles souhaitent, gérer leurs crédits comme elles l'entendent", précisait Valérie Pécresse dans Le Journal du Dimanche.

Ce projet n'impliquera ni "sélection à l'entrée des universités", ni "augmentation des frais de scolarité", a-t-elle promis.

Quant à Xavier Darcos, il s'attelle notamment à la suppression progressive de la carte scolaire qu'il a annoncée pour la rentrée prochaine.

"J'ai voulu recevoir du Premier ministre son avis sur le programme que je présenterai bientôt", a-t-il précisé à l'issue de l'entretien.

"Et puis nous avons les questions immédiates de carte scolaire, d'ouverture de négociations sur la situation des enseignants, d'éducation prioritaire, du statut des heures supplémentaires, du problème des emplois aidés. Tout cela, il faut que ce soit arbitré assez vite et le Premier ministre m'a écouté attentivement. J'ai toute confiance", a-t-il ajouté.

# Posté le lundi 28 mai 2007 16:46