Source : LeFigaro.fr
Dominique de Villepin, un «président bis» devant les représentants du monde
Jacques Chirac aurait voulu promouvoir la candidature à l'Elysée de son premier ministre qu'il ne s'y serait pas pris autrement. En une semaine, Dominique de Villepin a pris incontestablement une autre dimension. Le fidèle chef du gouvernement chargé de «sauver» la fin du quinquennat après l'échec du référendum européen s'est mué, à la faveur de l'accident de santé du président, en candidat crédible à la présidentielle de 2007. Voilà bien une situation encore totalement inimaginable au début de l'été. Pas un élu UMP n'aurait en effet parié un centime sur pareil scénario.
Une situation qui commence sérieusement à agacer Nicolas Sarkozy, numéro deux du gouvernement et candidat déclaré à la prochaine présidentielle. «S'il suffisait d'aller à l'ONU pour rencontrer des Français, ce serait impeccable...», a-t-il ironisé ce week-end en marge d'une réunion UMP. Une attaque à peine voilée contre Dominique de Villepin, qui n'a jamais été élu et a fait carrière dans la diplomatie.
Une semaine après avoir «suppléé» le chef de l'Etat lors du Conseil des ministres, Dominique de Villepin va représenter pendant deux jours la France à l'ONU devant l'ensemble de la communauté internationale. George W. Bush en tête ! Un sacré symbole un peu plus de cent jours après sa nomination surprise à Matignon. Ce n'est plus un premier ministre, c'est un président de la République bis.
Le symbole est d'autant plus fort que le retour de Dominique de Villepin dans l'enceinte des Nations unies renvoie à l'un de ses faits d'armes. C'est à cette même tribune que, le 14 février 2003, alors ministre des Affaires étrangères il prononça un discours résolument hostile à la guerre en Irak. Fait rarissime : il fut applaudi par l'assistance sous le regard hébété du secrétaire d'Etat américain, Colin Powell.
Pour Dominique de Villepin, ce discours fut fondateur. Non seulement ses amis ont mis en musique les paroles du discours relatif au «vieux pays» sur un air de rap mais, surtout, cette allocution a permis à l'ancien secrétaire général de l'Elysée de passer de l'ombre à la lumière. D'accéder à la notoriété. Aujourd'hui encore, il reçoit dans chacun de ses déplacements en province les félicitations de Français pour son discours à l'ONU.
Dès son arrivée, hier soir à New York, Dominique de Villepin devait dîner à la résidence de l'ambassadeur de France en compagnie de Kofi Annan. Cet après-midi, à l'ouverture de la séance plénière, il croisera le président américain. Mais c'est seulement demain qu'il prononcera son discours. En treizième position. Si son allocution est prévue pour durer cinq minutes, ce sont cinq minutes qui valent de l'or. Elles lui vaudront de passer en boucle sur toutes les télévisions. Ce discours ne sera pas celui préparé initialement pour Jacques Chirac. Même s'il ne s'en démarquera pas sur le fond. «Le premier ministre a ses mots. Mais il a bien sûr travaillé tout le week-end avec le chef de l'Etat», explique-t-on à Matignon. Pour le reste, il devrait suivre le programme prévu pour Jacques Chirac. «Le footing en plus», s'amuse un conseiller de Matignon.
Dominique de Villepin, un «président bis» devant les représentants du monde
Jacques Chirac aurait voulu promouvoir la candidature à l'Elysée de son premier ministre qu'il ne s'y serait pas pris autrement. En une semaine, Dominique de Villepin a pris incontestablement une autre dimension. Le fidèle chef du gouvernement chargé de «sauver» la fin du quinquennat après l'échec du référendum européen s'est mué, à la faveur de l'accident de santé du président, en candidat crédible à la présidentielle de 2007. Voilà bien une situation encore totalement inimaginable au début de l'été. Pas un élu UMP n'aurait en effet parié un centime sur pareil scénario.
Une situation qui commence sérieusement à agacer Nicolas Sarkozy, numéro deux du gouvernement et candidat déclaré à la prochaine présidentielle. «S'il suffisait d'aller à l'ONU pour rencontrer des Français, ce serait impeccable...», a-t-il ironisé ce week-end en marge d'une réunion UMP. Une attaque à peine voilée contre Dominique de Villepin, qui n'a jamais été élu et a fait carrière dans la diplomatie.
Une semaine après avoir «suppléé» le chef de l'Etat lors du Conseil des ministres, Dominique de Villepin va représenter pendant deux jours la France à l'ONU devant l'ensemble de la communauté internationale. George W. Bush en tête ! Un sacré symbole un peu plus de cent jours après sa nomination surprise à Matignon. Ce n'est plus un premier ministre, c'est un président de la République bis.
Le symbole est d'autant plus fort que le retour de Dominique de Villepin dans l'enceinte des Nations unies renvoie à l'un de ses faits d'armes. C'est à cette même tribune que, le 14 février 2003, alors ministre des Affaires étrangères il prononça un discours résolument hostile à la guerre en Irak. Fait rarissime : il fut applaudi par l'assistance sous le regard hébété du secrétaire d'Etat américain, Colin Powell.
Pour Dominique de Villepin, ce discours fut fondateur. Non seulement ses amis ont mis en musique les paroles du discours relatif au «vieux pays» sur un air de rap mais, surtout, cette allocution a permis à l'ancien secrétaire général de l'Elysée de passer de l'ombre à la lumière. D'accéder à la notoriété. Aujourd'hui encore, il reçoit dans chacun de ses déplacements en province les félicitations de Français pour son discours à l'ONU.
Dès son arrivée, hier soir à New York, Dominique de Villepin devait dîner à la résidence de l'ambassadeur de France en compagnie de Kofi Annan. Cet après-midi, à l'ouverture de la séance plénière, il croisera le président américain. Mais c'est seulement demain qu'il prononcera son discours. En treizième position. Si son allocution est prévue pour durer cinq minutes, ce sont cinq minutes qui valent de l'or. Elles lui vaudront de passer en boucle sur toutes les télévisions. Ce discours ne sera pas celui préparé initialement pour Jacques Chirac. Même s'il ne s'en démarquera pas sur le fond. «Le premier ministre a ses mots. Mais il a bien sûr travaillé tout le week-end avec le chef de l'Etat», explique-t-on à Matignon. Pour le reste, il devrait suivre le programme prévu pour Jacques Chirac. «Le footing en plus», s'amuse un conseiller de Matignon.

